Cette manifestation nationale martiniquaise organisée par l’ASSAUPAMAR, ce samedi 18 novembre 2017, sur le site de Galion, a réuni une cinquantaine d’écologistes, membres de collectifs luttant pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais :Collectif Pointe des Nègres, Collectif  Choco Choisy, Comité Martiniquais de Vigilance l’Enseignement Agricole, Collectif Justice et Terres volées) ; mouvements politiques : Nou Pèp La, MODEMAS, PKLS, Nou Matinitjé ; artistes engagés et  personnes de la société civile.

Le but : alerter et dénoncer les enjeux majeurs liés à l’implantation d’Albioma II sur le site du Galion. C’est:

  • une aberration écologique : non seulement à cause de la déforestation générée par l’exploitation de biomasse, mais aussi de son importation qui augmente son bilan carbone;
  • Une aberration énergétique.
  • Une bombe à retardement : avec sur  le plan sanitaire la production de nanoparticules pénétrant dans les voies respiratoires générant ainsi des maladies irréversibles;
  • Un risque sur le plan de la sécurité : aucun document unique (DU) réglementairement prévu pour assurer l’évacuation des ouvriers;
  • Une illégalité vis à vis du code de l’environnement : 3 usines classées Installation Classées Protection de l‘Environnement (ICPE), nécessiterait que le site soit classé SEVESO;
  • Une stratégie qui signe la mort de la dernière usine de sucre de Martinique;
  • Un moyen de dégradation de notre image d’afro-descendants : nous serions incapables de gérer la dernière usine de sucre sous notre autorité (déficit….).

Plusieurs intervenants de l’Assaupamar se sont succédés pour développer les points précités.

Les membres de l’Assaupamar ont permis à Monsieur Bernabé MARIE SAINTE, responsable des ouvrages neufs de l’usine, et d’autres collègues présents sur le site, d’exposer leur problématique. À l’instar de l’Assaupamar, ils se disent attachés à ce patrimoine historique qu’est l’usine sucrière.

Monsieur Bernabé MARIE SAINTE a affirmé de pas avoir pas les moyens nécessaires pour entretenir la chaudière. Information déjà détenue par l’Assaupamar, grâce au rapport d’inspection de la DEAL de juin 2017.

Il faut rappeler que dans ce rapport des échéances sont accordées à la SAEM du Galion, tant  pour la réparation des tubes de la chaudière (6 mois) que pour leur mise en règle, notamment les émissions de particules (1an).

Monsieur Mansuela (dit Tipikan), contremaître de l’usine du Galion, à la retraite, fort d’une expérience de 48 ans a fait la preuve technique que la chaudière est réparable. Il se déclare à la disposition de l’équipe pour la réalisation effective des travaux et à la mise en marche de la chaudière, permettant ainsi le début de récolte sucrière, pour fin février, début mars, au plus tard.

L’ASSAUPAMAR a donc réaffirmé son positionnement pour la réparation de la chaudière de l’usine et la mise en place d’une politique énergétique tournée vers les énergies renouvelables notamment le solaire.

M.Malsa cellule communication

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