Le terme « climat » apparaît dans la langue française au XIIe siècle comme dérivé du latin climatis qui provient du grec klima qui désigne l’inclinaison de la Terre par rapport au Soleil. Les premiers découpages climatiques ont en effet été établis selon l’inclinaison des rayons du Soleil par rapport à l’horizon.

Aristote est le premier à diviser le globe terrestre en cinq zones climatiques : deux zones froides, près des pôles (l’arctique et l’antarctique) ; une zone torride, près de l’équateur, qu’il considère comme inhabitable ; et deux zones tempérées comprises entre la zone torride et une des zones froides (la zone septentrionale, correspondant à l’Écoumène, et la zone méridionale, qu’il appelle les antipodes).

La notion de changement climatique et celle de réchauffement climatique se réfèrent au climat planétaire et à ses variations globales et locales.

Selon Antoine César Becquerel qui en 1865 cite Alexander von Humboldt, le climat d’un pays est :

« la réunion des phénomènes calorifiques, aqueux, lumineux, aériens, électriques, etc. qui impriment à ce pays un caractère météorologique défini, différent de celui d’un autre pays, placé sous la même latitude et dans les mêmes conditions géologiques. Selon que l’un de ces phénomènes domine, on dit que le climat est chaud, froid ou tempéré, sec ou humide, calme ou venteux.
On considère toutefois la chaleur comme exerçant la plus grande influence : viennent ensuite les quantités d’eau tombée dans les diverses saisons de l’année, l’humidité ou la sécheresse de l’air, les vents dominants, le nombre et la répartition des orages dans le cours de l’année; la sérénité ou la nébulosité de l’air; la nature du sol et celle de la végétation qui le recouvre, selon qu’elle est spontanée ou le résultat de la culture1. »